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on ne sait pas comment font ces choses
avec leurs démarches étranges
comme une femme qui se laisse porter par le vent
on ne sait pas comment font ces choses
qui finissent toujours par voler au dessus de la ville

hier était si lourd
mais dans les ombres de la nuit
        n'y a il jamais eu d'autres façons
elle trouva un passage hors de là

dans la nuit opaque où elle était aveugle, tâtant les murs maladroitement
une créature d'une nudité maladive, la peau trop blanche
et dans la nuit opaque où elle était possédée, là où ses pas voudront la porter
comme une folle dans la nuit, ce parfum familié
elle trouva bien vite un passage parmis les murs
un passage hors d'hier, si loin
et se mit à courir
courir et voir l'obscurité briller

et le reste est comme un rêve
que l'on oubli à moitié le matin venu

mais ces gens l'ont bien vu dans les environs
disent l'avoir vu dans une allée où elle courait tête baissée
tel un chat qui grimpait au mur
certains disent avoir eu peur
car ils ont vu quelque chose courir
dans le labyrinthe qui entoure le quartier

1.2.06 03:36


oh j'aimerais vous cacher mes yeux
pour vous amener avec moi
et ma voix, cette musique antique, un peu usée
pour vous amener avec moi
sous le beau plafond sculpté
qui recouvre le ciel d'hier
je garde ma tête baissée

de temps à autre je sors
les gens me regardent
dans la rue ils marchent droit devant eux
disent des choses banals
et me regardent
leurs yeux comme des étangs
de temps à autre je sors pour acheter du lait
puis me retourne dans ma demeure

24.1.06 03:28


c'est en regardant en moi
quand j'ai fermé les yeux
que la nuit est tombée
et quelque chose est née
qu'es-ce que cette chose qui vie en moi
dans mes rêves je n'arrive jamais à voir son visage

et par cette froide nuit d'hiver
je me promenais simplement
il y avait cette ruelle au sol gelé
hier encore humide de pluie
je n'y voyais rien
et il y a maintenant cette pulsation dans l'air
ou es-ce mon coeur
et plus au fond
plus au fond encore
il y a cette ombre plus épaise
plus épaise encore
son corps déformé par la nuit
personne ne l'aimait
mais sous mes yeux, l'indicible beauté

je l'ai ramené chez moi
je l'aime tant avec ses manières bien à lui
il ne dit un mot
mais la nuit, viens s'étendre près de moi

17.1.06 07:29


je souffre
mon être est un mélange de couleurs
les séparais-je si je me tais
tu es la force du silence
dans ma tête, ou es-ce à l'extérieur
sa peau est blanche et elle ne dis mot
ses lèvres scellées et sa tête vide
tu es la force du silence
elle dérive de jours en jours
sans paroles ni pensées
tu es la force du silence
ne dis rien, quand de son corps, la fleur s'ouvre
ne la brise pas de même que le silence
elle ne bouge mais son âme danse
tu es la force du silence
quand au creux d'un bois, de petites fleurs
les animaux y passent sans piétiner
un lac est tel un miroir
tu es la force du silence
8.1.06 06:54


les chandelles qu'il a allumé
illuminent une pièce sombre
et lui rapellent une présence
effacée peu à peu par les mois

et en regardant vers le ciel
mille étoiles en ses yeux tremblent
se tiennent en son amour
les cris dans un ciel clair
sur leurs chevaux qui filent

ces armées aux mille torches
lentement dans l'immense nuit se déplacent
parmis la mer de collines
contournent les montagnes
suivent les rivières
mettent les villes à feu
sont la mort comme la vie
et la nuit brule
pour s'achever au matin
tel la flamme de cette chandelle

* inspiré en partie par la pièce Hitler As Kalki de Current 93 

6.1.06 06:11


en bas de cette côte où j'ai descendu
au fond d'une fosse gisaient des roses
où je me suis doucement laissé tomber

quand les épines lacéraient
pénètraient ma peau
la nuit était tombé

et elle dansait à la lisière de mes yeux
qui ne captèrent que quelques mouvements
juste avant de me faire engloutir
un tissu d'épines, de feuilles et de roses me recouvrait

les épines brillantes étoilent
cette mosaique de roses
peint par des forces
et sous laquelle je gis
en attendant de revivre

1.1.06 22:52


défois si seul
au milieu des dizaines d'années
trop grandes pour moi
le vertige
la journée trop longue
qui bascule
étranger parmis ces gens
la ville me remémore
et la glace qui tapisse le sol
ma peau est sans issus
mon ame est gelé en hiver

la neige tombe
le piano joue mollement
les violons tentent une, deux cordes

et maintenant plus affirmés

mais je les oublierai lentement
à nouveau mes pas s'enchainent
l'air redevient normal

1.1.06 22:46


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